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(...) c'est bruyant, ça marque ! Chaleur, poussière...C'est hostile... c'est hostile... la fonderie c'est hostile. En fait, les fonderies c'est très hostiles. Et encore, je parle pas des début quand il y avait les plus vieilles machines de coulée genre tacon alors là c'est encore plus l'enfer, même moi ça me faisait peur de passer dans ces endroits là, au début, oui. C'était quelque chose! C'était encore plus bruyant, plus sale, plus dangereux. Les mecs étaient des fous sur ce chantier là. tu te faisais écraser comme qui rigole par un tracteur, là ...il fallait faire attention en passant là, à l'époque . Après ça était démoli, ça était modifié mais à cette époque là. Mon Dieu! même moi j'avais peur (...)

le bon geste c'est quand on prend le temps un petit peu de respecter l'outil, enfin la machine ou la pièce que l'on veut faire. Si on y va trop fort, on se fait mal, ou on abîme ou on est pas précis. C'est une alchimie entre la force et -je sais pas moi comment on peut dire ça - et la douceur du travail.

moi c’était un pont roulant dans les mains. Enfin une boîte à boutons dans les mains, puis on manœuvrait des ponts. - si je peux me permettre : on aura dit un musicien, un joueur de clarinette, parce qu'il avait ... - beaucoup de boutons! Les boutons on les regardait les yeux fermés, on avait pas besoin de regarder, c'est une habitude comme quand vous jouez de la musique, c'est pareil. Et alors c'était ça : manœuvrer ce pont, après accrocher les coquilles sur des machines. Les poser, soit les ranger, ou aller les chercher et les mettre sur la machine. C'était pas trop physique parce qu'on faisait que de la marche et qu'on travaillait qu'avec les doigts!

A vrai dire je suis arrivée là dedans, par hasard, tout à fait par hasard, puisque moi j'ai quand même un passé derrière et quand je suis arrivée dans la région il fallait bien trouver un travail. Et la première chose, enfin là où j'ai trouvé du travail c'était en maison de retraite. Et... très bizarrement, ben, ça m'a plu. ça m'a plu, je crois que c'est ce contact, cet esprit de travailler en équipe, bon même si tout n'est pas rose... Voilà apporter aux gens, se sentir utile, la relation, tout ça, ça me plaisait. Enfin ça c'est fait tout ça un petit peu progressivement parce que bon ça pas était du jour au lendemain comme ça... mais au début il fallait bien travailler donc, au début, je dirais que c'était alimentaire et puis après c'est la relation avec les personnes qu'on soigne (...)

moi quand j'arrivais sur le chantier... j'entendais, je sentais, je savais pratiquement si ça marchait. Le bruit, les vibrations du sol aussi parce que comme on centrifugeait des pièces donc ça tournait très vite et si il y avait des vibrations on le sentait par le sol, ça nous remontait par les pieds et on sentait. Moi quand j'arrivais sur le chantier, le matin, rien qu'aux bruits : le bruit des arcs électriques, des fours de fusions, le bruit de la centrifugeuse, je savais si ça marchait bien ou si ça marchait pas bien. Quand tu entendais la centrifugeuse siffler : t'es pas content. Quand tu avais les vibrations qui te remontaient par les pieds : t'es pas content. Quand le four faisait brrrou-brrrou ça marchait pas bien, quand il faisait brrrrrrouuuuuu ça marchait bien (...)

j'étais attirée vers la fonte. La fonte, quand elle coulait, c'était beau à voir, on avait des lunettes de soleil. C’était beau à voir, ah oui ça, c'est un truc qui me manque un peu sur  ça, sur la fonte. C'est joli, c'est liquide, c'est jaune c'est ...et encore à l'acier, elle est pas jaune, elle est blanche, c'est joli mais j’ai pas travaillé à l’acier. J'ai pas travaillé à l'acier mais par contre elle était plus jolie mais elle faisait plus mal aux yeux, à l’acier. à l’acier il fallait les lunettes automatiquement, on pouvait regarder nous de loin la fonte ça allait mais de près il fallait les lunettes. C'était des lunettes de soleil mais pas de soleil de Optic 2000!

Les 4 règles d'or : - du haut vers le haut - du plus propre au plus sale - du plus éloigné au plus proche de la sortie - On nettoie avant de désinfecter

Au départ, quand on rentre, bien sûr, on a le geste hésitant puisqu’on a peur de mal faire ou faire des bêtises enfin voilà. Après bien sûr, on prend de l'assurance comme tout le monde et à la fin on a des gestes imprudents. On devient à peu près comme tout le monde, ça devient un geste habituel et jusqu'à la limite de l’imprudence, souvent et c'est de là des fois qu'il arrive des accidents parce qu'on fait moins attention au danger. Et puis la répétition et toujours demander plus aussi et voilà c'est de là que l'on peut arriver à des accidents et même qu'il arrive des accidents.

Protéger l'intimité du patient, donc quand on lave, par exemple, le corps, on a toujours le drap comme ça . On lève pas le drap, on a le drap comme ça et on fait comme ca... - en lavant dessous - en huit, ∞ ? -  Oui  oui, en huit ∞ toujours. - ah oui oui! En fait on a le drap et on a une serviette sous le drap pour protéger justement le drap. Après on change notre eau, on le rince, on revient, on resèche, comme ça. - là c'est la poisse! - en fait de la paume de la main on prend et vraiment comme ça - c'est de la torture comme technique - on tient le drap avec un main et avec l'autre on lave... - j'ai jamais appris ça moi... - ça fait comme une espèce de tente ! - Plier de drap... - ça fait comme un portefeuille, en fait - votre drap est en rectangle sur le patient et ça cache tout son intimité.