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C'est un genre de danse :  il fallait  - Hop! -  suivre le carrousel qui tournait, remplir le basquet, repartir vers l'autre... C'était que ça quoi, avec le jeu de jambes. Le savoir-faire de manipuler manuellement... monter lorsqu'il fallait le palan. Enfin, il y a 2 couleurs donc une fois que l'un avait vidé sa poche, l'autre arrivait derrière et recommençait la gestuelle et ça pendant 8 heures, c’était une danse magique! C'était prendre un rythme et être très doux dans ses manipulations et ensuite, en fin de couler,être violent dans le geste, pour se sortir de l'endroit, pour laisser le collègue venir à sa place, donc voilà il y avait de la douceur dans la gestuelle et puis après il y avait la violence du dégagement.

bon on était pas quand même au 16ème siècle, beaucoup de choses étaient automatisés, c'est des boutons, des … voilà comme geste : tac! ...c'était souvent ce genre de gestes là, pas beaucoup forcément de gestes manuels, enfin sur mon chantier à moi toujours. Il y a des endroits où il y a des travaux qui se font à la chaîne, vous avez des gestes qui sont toujours les mêmes, c'est souvent ce genre de choses. Là où on était nous, c'est pas tout à fait ça, c’était un chantier plutôt artisanal, malgré tout quand même assez automatisé. Pas automatisé, mais enfin c'est de la machinerie. C'est pas couler à la main comment ils faisaient avant, tout ça, ça n'existe plus depuis ...moi je l'ai pas connu ça!

l’ébarbage, c'était "Cayenne", personne ne voulait aller à l'ébarbage. On allait chercher des outils et des meules donc pour meuler. Et c'est pareil, il y a avait des gars, qui ont fait que ça toute leur vie, et c'est pareil : ils allaient chercher leur meule  et on avait pas intérêt de leur piquer leur meule parce que sinon c'était la catastrophe, ils nous foutaient sur la gueule! et les mecs ils meulaient toute la journée et des fois ils rigolaient parce que quand on a pas l'habitude. C'est pareil, meuler c'est : y a une pression à mettre sur la meule, si on met trop de pression, ben, on avance rien, on arrache tout c'est pas terrible. Si on appuie pas assez ... ça meule pas. ils meulaient deux fois plus vite que nous parce que - et ils se fatiguaient moins que nous - et ils se fatiguaient pas - on voulait pas y aller - on voulait pas on pleurait même - ahahah

Certificat aptitude professionnel assistant technique en milieu familial et collectif. Ils apprennent à faire l'entretien des locaux, l'entretien du linge et la cuisine. Et ils peuvent mettre ça en œuvre soit en milieu familial donc, tout simplement, comme aide à domicile, par exemple, soit en milieu collectif donc par exemple dans des établissement scolaires, dans des EHPAD,... toutes collectivités. J'ai fait des stages avec d’autres collègues donc en interne, en Éducation Nationale, et puis après, j'ai aussi fait des stages dans un hôpital, sur le terrain, avec des professionnels qui m'ont expliqué les contraintes qu'ils avaient aussi au niveau du temps. C'est des choses que l'on ne se rend pas compte forcement. Donc il y a la technique mais le temps aussi surtout qui m'avait marqué. La rapidité à laquelle il fallait réaliser ces gestes aussi et que ça soit efficace ! Donc il faut à la fois une précision technique et l'efficacité de rentabilité, voilà.

on vivait avec, on était pris dans le système, on y faisait plus cas d'ailleurs. Bon d'ailleurs on se protégeait peut-être pas suffisamment. D’où après, arrivé à un certain âge, on a des acouphènes ahhahah. Et après, il y avait des machines où le bruit était vraiment persistant, désagréable, une résonance puisqu'on travaillait dans des corps creux, dès fois, selon ce que l'on faisait, cela créer des résonances. ça c'était pénible! Après on avait notre machine, un peu plus loin, qui tournait pas souvent parce que c'était un peu spécifique c'était le martelage. Alors là c'était....l'enfer, l'enfer : des bouchons des oreilles, le casque par dessus et encore le soir il fallait prendre un doliprane ahahhaha

On avait de gros gants exprès pour la chaleur et même au début qu'on était pas habitué, même avec les gants, quand on attrapait les noyaux, on avait des cloques à la longue. Et après la peau s'était durcit, après on le craignait plus. Mais c'est vrai que les premiers jours... moi je me rappelle, au début que je rangeais les noyaux derrière la machine ... Les premiers jours -  aouw! - les premiers soirs j'avais les doigts avec des cloques! Après, bon ben, petit à petit  ça se durcit et puis on le craint plus. On ne peut pas travailler sans gants, même à la chaine, je travaillais jamais sans gants parce que, bon, il y a toujours contre les pièces des petits ergots, n’importe quoi, c'est bon pour se le planter dans les doigts.

le rémouleur c'était des gestes de ...ben déjà visuellement, il fallait, il fallait être attentif, ne pas laisser de résidus dans les coquilles et puis bon il y avait un savoir faire aussi passer le souffle dans la coquille et puis revenir lentement ou inversement ou alors passer la brosse pour nettoyer c’était des gestes précis qu'il fallait avoir sous peine de... la sanction  c'était immédiat quand on brossait dans un porte coquille en rotation ça fait 900 tours pratiquement le truc là. Introduire une brosse à l’intérieur, tenu manuellement, en appui,à la moindre fausse manip, euhhh ça part dans tous les sens. Donc tu peux te casser le bras, tu peux ...voilà donc c'était très précis, une gestuelle très précise, pas violente mais ... ouais c'est compliqué à exprimer.

(...) quand il va y avoir du béton, même quand on va couler, vous allez voir, ça va être ...avec les gestes, avec les toupies, tenir les tuyaux, après à la bétonnière, marteaux piqueurs, tenir le marteau piqueur. Voilà prendre la pelle...Ouais casser avec le marteau piqueur, c'est : on casse, on réfléchit pas, c'est vrai ça on réfléchit pas, on casse, on est dans notre truc, non, on réfléchit pas trop, on est dedans. Après, si, faire le béton aussi. Après ce qui est intéressant c'est de lire les plans, tout le travail du bureau, ça c'est autre chose. Lire les plans, ça c'est bien aussi, savoir lire les plans, mettre en place les ferrailles, lire les plans de ferraillages, implanter (...)

Mais moi ce que j'ai trouvé très beau dans ce service, enfin dans ce type de soin et d'approche de la personne qu'on prend en charge, c'est à travers donc les soins palliatifs c'est-à-dire que... en tant qu'infirmier, on est plus du tout dans cette dimension médicale te dire : voilà il y a des traitements, il y a des recherches qui sont faites, on est sans cesse dans cette dynamique de trouver de nouvelles solutions, de nouvelles thérapeutiques, de nouveaux remèdes, toujours plus. On va dire cette logique vraiment de la société actuelle, où on essaye toujours de trouver de nouvelles choses pour progresser. Là, c'est pas cette vision là du soin à proprement parler que l'on a. C'est accepter que dans la vie les choses elles se passent pas toujours comme on voudrait et qu'on essaye de faire au mieux et que peu importe le devenir de la personne qu'elle s'en sort ou qu'elle sort pas  (...)

oulalala, je ne sais pas combien de kilomètres nous faisons, il faudrait mettre un... vous savez ce qui mesure le kilométrage, c'est énorme! Moi je fais l'avenue d'Eysses, donc, jusqu'au boulevard de l'hôpital, jusqu'au feu rouge, la rue Victor Delberge, Palissy... qu'est-ce que j'ai encore à faire? La  rue pasteur, l'avenue de la Myre et Mory jusqu'à la rue du château d'eau...rue du château d'eau... voilà en gros Et tout ça il faut le faire jusqu'à 9h du matin, en commençant à 6h.

C'est - bon, bien sûr - le stress des examens ça c'est normal... mais c'est quand même un métier où l'on est en contact avec des gens, où l'on a des responsabilités énormes... où il y a une quantité de connaissances incroyables à connaitre, qui je pense en trois ans... c'est pas du tout suffisant parce qu'en fait, comme je disais tout à l'heure, on aborde plein de choses, c'est sûr, on voit de tout, alors on nous répète ''mais ça vous l'avez vu en première année, vous l'avez vu..." mais en fait on le voit tellement rapidement qu'on a pas le temps d'assimiler, c'est pas des choses que l'on acquiert si on ne les voit pas en stage... c'est pas quelque chose que l'on va pas acquérir, en fait.