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On avait de gros gants exprès pour la chaleur et même au début qu'on était pas habitué, même avec les gants, quand on attrapait les noyaux, on avait des cloques à la longue. Et après la peau s'était durcit, après on le craignait plus. Mais c'est vrai que les premiers jours... moi je me rappelle, au début que je rangeais les noyaux derrière la machine ... Les premiers jours -  aouw! - les premiers soirs j'avais les doigts avec des cloques! Après, bon ben, petit à petit  ça se durcit et puis on le craint plus. On ne peut pas travailler sans gants, même à la chaine, je travaillais jamais sans gants parce que, bon, il y a toujours contre les pièces des petits ergots, n’importe quoi, c'est bon pour se le planter dans les doigts.

L'amitié, la fraternité, ça ouais ! ah ouais ça il le faut parce que si il y a pas ça, tu tiens pas quoi....pffff...ça devient plus pénible et encore donc c'est important. Se soutenir les uns les autres, ça c'est important! C'est important ça persiste, ça dure, ça perdure encore cette attitude là avec ceux que j'ai connu et ça perdure encore.

Je crois que malgré les règles qui disent que quand on enlève la blouse, on enlève le métier, on rentre chez soi. Je trouve que c'est un peu utopique et c'est dur de faire la part des choses, même si on met de la distance, même si... On ramène toujours un peu de vécu à la maison et on y repense... et ça travaille et on est des êtres humains donc on peut pas faire cette différence. Je trouve que c'est ça c'est ce qui caractérise aussi et je pense que c'est pour ça qu'il y a beaucoup de gens qui sont... on parle beaucoup de burn-out dans la profession parce que finalement on engrange plein de choses, on est un peu une éponge toute la journée (...)

Moi je suis intérimaire, ça doit faire 2, 3 ans que je viens chez Foreo, à peu près, à faire des micro-pieux. Et dans l'essentiel, je suis juste manœuvre : je prends les tubes, je les prépare, je les graisse et je les monte sur la machine, c'est tout. Après le malaxeur, c'est pas compliqué : on met de l'eau, une certaine quantité, on met du ciment qui correspond à l'état du sol puis terminé, après on injecte c'est aussi simple que ça! - donc, en fait,  vous vous êtes là pour faire tout ce qui est la préparation? - voilà exactement, j'avance le chantier pour qu'il s'avance au mieux et le plus rapidement possible. qu'on est pas à attendre les tuyaux les tubes que quand on commence à forer j'ai tous mes tubes à côté, on enchaîne et on perd pas de temps!

(...) Je suis brasseuse, voilà je fais de la bière. C'est un métier qui était porté par les femmes depuis des milliers et milliers d'années et aujourd’hui il y a un renouveau dans la brasserie française, de reprendre un peu ce pouvoir qu'avait les femmes de brasser. Quelque chose qui nous avait été enlevé mais bon ça c'est une autre histoire. D'abord c'est très technique, il faut apprendre les différents ingrédients du brassage, c'est à la fois technique, scientifique puisqu'il y a des paramètres à connaître, c'est physique aussi puisqu’on soulève des sacs de 25 kilos et des cartons de bières qui font entre 7 et 9 kilos. Après ce sont des gestes qui se transmettent, une fois que l'on a appris à brasser, je pense que l'on sait brasser.

(...) quand il va y avoir du béton, même quand on va couler, vous allez voir, ça va être ...avec les gestes, avec les toupies, tenir les tuyaux, après à la bétonnière, marteaux piqueurs, tenir le marteau piqueur. Voilà prendre la pelle...Ouais casser avec le marteau piqueur, c'est : on casse, on réfléchit pas, c'est vrai ça on réfléchit pas, on casse, on est dans notre truc, non, on réfléchit pas trop, on est dedans. Après, si, faire le béton aussi. Après ce qui est intéressant c'est de lire les plans, tout le travail du bureau, ça c'est autre chose. Lire les plans, ça c'est bien aussi, savoir lire les plans, mettre en place les ferrailles, lire les plans de ferraillages, implanter (...)