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les gants toute la journée, tout est chaud ahhaha Donc voilà après les sensations, les sensations de son corps.... Puisque c'est un travail posté souvent on a des problèmes digestifs, moi j'ai des cachets à vie, à cause de ça, parce que mon estomac... d'avoir mangé à tout heure et en dormant à toute heure, bon on se dérègle, la machine elle ne marche pas très bien après. Voilà, les sensations au boulot de fatigue physique. Ouais c'est très, comment dire, c'est très terre à terre les sensations qu'on peut avoir, c'est ça, c'est fatigue physique, c'est la lassitude par rapport au fait que l'on soit fatigué. Bon, j'ai jamais eu envie de danser si vous voulez savoir ça c'est sur. Là dedans, j'ai jamais eu envie pourtant le samedi soir 'j’aimais bien mais là non.

Responsabilité et le manque d'encadrement... Je veux dire on est seule comme je disais tout à l'heure, il y a une infirmière pour 15 patients si on a de la chance on a 1 collègue... il y a en 2 pour 30 patients, donc du coup on a un collègue a qui on peut, peut-être, demander si on sait pas... mais on est pratiquement seule. La cadre, elle est là les horaires de bureau, après s'il y a des problèmes à coté... ben on est seule. Donc ouais la responsabilité devant l'immensité de choses qu'il faut savoir. Voilà, mais heureusement qu'il y a le contact avec les patients qui là bien sûr... On sait pourquoi on est là. Voilà. Je sais que chaque stage est très dur, je les trouvent très dur, mais il y a toujours ce coté là. Je sais à chaque fois que j'en parle à ma famille, à mes proche,etc : c'est dur, c'est dur mais heureusement que les patients sont là (...)

Quand, moi, je faisais des manœuvres comme ça, je ne parlais à personne. Je regardais ce que je faisais. La boîte à boutons, des fois je regardais pas les boutons, mais des fois avant d'appuyer, je regardais si c’était bien le bon bouton quand même. Si on le relève d'un seul coup, on aurait pu tuer un mec de suite, avec une élingue. Quand on levait, on aurait pu arracher :  une élingue qui accroche une machine, on explose l’élingue on peut tuer quelqu’un. Toujours avant de lever, faut faire attention. Toujours dans la tête : ''faire attention'' comme ça, tout le temps, tout le temps. Celui qui fait pas attention, il peut pas faire ça, c'est pas possible. Il y avait pas beaucoup de pontier! - pas de bon - hein? - des bons, il n'y en avait pas beaucoup!

Au départ, quand on rentre, bien sûr, on a le geste hésitant puisqu’on a peur de mal faire ou faire des bêtises enfin voilà. Après bien sûr, on prend de l'assurance comme tout le monde et à la fin on a des gestes imprudents. On devient à peu près comme tout le monde, ça devient un geste habituel et jusqu'à la limite de l’imprudence, souvent et c'est de là des fois qu'il arrive des accidents parce qu'on fait moins attention au danger. Et puis la répétition et toujours demander plus aussi et voilà c'est de là que l'on peut arriver à des accidents et même qu'il arrive des accidents.

(...) c'est bruyant, ça marque ! Chaleur, poussière...C'est hostile... c'est hostile... la fonderie c'est hostile. En fait, les fonderies c'est très hostiles. Et encore, je parle pas des début quand il y avait les plus vieilles machines de coulée genre tacon alors là c'est encore plus l'enfer, même moi ça me faisait peur de passer dans ces endroits là, au début, oui. C'était quelque chose! C'était encore plus bruyant, plus sale, plus dangereux. Les mecs étaient des fous sur ce chantier là. tu te faisais écraser comme qui rigole par un tracteur, là ...il fallait faire attention en passant là, à l'époque . Après ça était démoli, ça était modifié mais à cette époque là. Mon Dieu! même moi j'avais peur (...)

ça reste quand même un métier industriel, avec des postes, avec la fumée, la poussière, l'amiante entre guillemets, ça, voilà... donc ça reste quand même... c'est angoissant, c'est voilà....Surtout que plus on avance dans le temps plus on apprend que il y a peu de choses qui sont autour de nous qui font du bien... à la santé.

Mais moi ce que j'ai trouvé très beau dans ce service, enfin dans ce type de soin et d'approche de la personne qu'on prend en charge, c'est à travers donc les soins palliatifs c'est-à-dire que... en tant qu'infirmier, on est plus du tout dans cette dimension médicale te dire : voilà il y a des traitements, il y a des recherches qui sont faites, on est sans cesse dans cette dynamique de trouver de nouvelles solutions, de nouvelles thérapeutiques, de nouveaux remèdes, toujours plus. On va dire cette logique vraiment de la société actuelle, où on essaye toujours de trouver de nouvelles choses pour progresser. Là, c'est pas cette vision là du soin à proprement parler que l'on a. C'est accepter que dans la vie les choses elles se passent pas toujours comme on voudrait et qu'on essaye de faire au mieux et que peu importe le devenir de la personne qu'elle s'en sort ou qu'elle sort pas  (...)

mais quand j'étais à la 1500 c’était quand même assez physique pour moi. Sortir les pièces, tout ça et tout... Bon j'avais des bons collègues. J'avais des bons collègues, alors quand ils étaient fatigués, on se le disait, parce qu'on travaillait à trois donc on s'aidait franchement. Quand il y avait une bonne équipe, ça se passait très bien. Mais la 1500 c’était quand même assez physique pour moi. Ils ont pas regardé, si j'étais une femme ou une homme...voilà j'étais dans le lot et puis voilà c’est tout. Des fois, je rouspétais : ''Ouais arrêtes de me mettre à la 1500 !'' mais bon, j'étais obligée.

le rémouleur c'était des gestes de ...ben déjà visuellement, il fallait, il fallait être attentif, ne pas laisser de résidus dans les coquilles et puis bon il y avait un savoir faire aussi passer le souffle dans la coquille et puis revenir lentement ou inversement ou alors passer la brosse pour nettoyer c’était des gestes précis qu'il fallait avoir sous peine de... la sanction  c'était immédiat quand on brossait dans un porte coquille en rotation ça fait 900 tours pratiquement le truc là. Introduire une brosse à l’intérieur, tenu manuellement, en appui,à la moindre fausse manip, euhhh ça part dans tous les sens. Donc tu peux te casser le bras, tu peux ...voilà donc c'était très précis, une gestuelle très précise, pas violente mais ... ouais c'est compliqué à exprimer.