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il fallait veiller en permanence. Quand on coulait la fonte, il fallait à mesure qu'on vidait, réavancer doucement le pont parce que quand la poche était pleine, ça coulait loin mais à mesure qu'on vidait le truc ça coulait plus droit donc il fallait s’avancer en même temps que l'on coulait et ça c'est vrai que c'était ...il fallait être attentif, il fallait faire attention de pas....après on le faisait automatiquement, c'est sûr, parce qu'on avait pris notre point de repère mais c'est vrai qu'au début ça fait un peu peur, parce qu'on se dit bon si on fait couler à côté, ça va gicler, ça va envoyer, ça peut brûler les gens...

J'avais 18 ans : tu rentres là dedans, tu te dis mais qu'est-ce que j'ai fait de mal là pour me retrouver ici?!  Du feu partout, la chaleur - j'ai tué personne! - là tu te dis ,bon...après avec le temps on apprend à... on apprend à aimer son travail tout simplement parce qu’il était quand même intéressant, là où je suis il était intéressant. C'est pas le cas de tous et...moi j'ai eu la chance, quelque part, de travailler à cet endroit là, il y avait d'autres endroits qui étaient intéressants mais il y en avait d'autre beaucoup moins ...pour avoir fait des stages à droite à gauche et puis de se retrouver à l'ébarbage : meuler des pièces toute la journée  - euhhh... là vous pouvez y aller voir eux, les gestes vous allez les voir - ouingouingouing - pendant  8 heures vous avez ps 50 gestes. Et attraper la pièce suivante et ouingouingouing!

donc on arrivait la machine était prête à travailler. C'est vrai qu'on avait cette chaleur qui arrivait directement sur nous en permanence et l'hiver, bon, on avait froid derrière mais on avait de la chaleur toujours devant et l'été on avait les deux! On avait vraiment les deux. Et puis on avait le bruit, le bruit des carrousels qui étaient derrière nous et la poussière en permanence, bien sûr, parce que quand les pièces étaient coulées tous ces moules en sable que nous on faisait se défaisaient, ils étaient brûlés donc ils tombaient en cendres. Ils étaient posé sur des petits paniers qui étaient passés par-dessus nous et qui allaient au chantier derrière pour aller à la désableuse et au contrôle. Alors toute cette poussière de sable, et tout ça, ça tombait et alors avec les ventilos, les trucs comme ça, c'était brassé, c'était ....et on vivait dans ce truc là . La douche le soir elle était ...obligée ahahahah! on était dans la poussière, dans le bruit, dans la chaleur.

le bon geste c'est quand on prend le temps un petit peu de respecter l'outil, enfin la machine ou la pièce que l'on veut faire. Si on y va trop fort, on se fait mal, ou on abîme ou on est pas précis. C'est une alchimie entre la force et -je sais pas moi comment on peut dire ça - et la douceur du travail.

A vrai dire je suis arrivée là dedans, par hasard, tout à fait par hasard, puisque moi j'ai quand même un passé derrière et quand je suis arrivée dans la région il fallait bien trouver un travail. Et la première chose, enfin là où j'ai trouvé du travail c'était en maison de retraite. Et... très bizarrement, ben, ça m'a plu. ça m'a plu, je crois que c'est ce contact, cet esprit de travailler en équipe, bon même si tout n'est pas rose... Voilà apporter aux gens, se sentir utile, la relation, tout ça, ça me plaisait. Enfin ça c'est fait tout ça un petit peu progressivement parce que bon ça pas était du jour au lendemain comme ça... mais au début il fallait bien travailler donc, au début, je dirais que c'était alimentaire et puis après c'est la relation avec les personnes qu'on soigne (...)

(...) quand il va y avoir du béton, même quand on va couler, vous allez voir, ça va être ...avec les gestes, avec les toupies, tenir les tuyaux, après à la bétonnière, marteaux piqueurs, tenir le marteau piqueur. Voilà prendre la pelle...Ouais casser avec le marteau piqueur, c'est : on casse, on réfléchit pas, c'est vrai ça on réfléchit pas, on casse, on est dans notre truc, non, on réfléchit pas trop, on est dedans. Après, si, faire le béton aussi. Après ce qui est intéressant c'est de lire les plans, tout le travail du bureau, ça c'est autre chose. Lire les plans, ça c'est bien aussi, savoir lire les plans, mettre en place les ferrailles, lire les plans de ferraillages, implanter (...)